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Témoignage d’une jeune défavorisée qui a choisi de réussir

Témoignage d’une jeune défavorisée qui a choisi de réussir

« Les jeunes qui viennent de milieux défavorisés ou qui vivent dans un contexte socioculturel compliqué risquent davantage de décrocher »

C’est un fait, les statistiques le prouvent. Mais en écoutant ce genre de discours, j’ai l’impression que ces jeunes partent perdants avant même de commencer dans la vie. Aujourd’hui, j’ai envie de redonner le goût à ces jeunes en leur disant d’oublier ces mauvaises étiquettes placées sur leur front.
Je pars du principe que tout est possible quand on se donne les moyens. La personnalité et la force de caractère sont les maîtres mots.

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La fois où j’ai décroché… (témoignage)

La fois où j’ai décroché… (témoignage)

Du fin fond que je me souvienne, l’école a toujours été une source de problèmes pour moi.

Au primaire, j’étais turbulente, le genre d’enfant incontrôlable qui lançait des boulettes de papier et des gommes à effacer aussitôt que l’enseignant avait la tête tournée, oui, oui, c’était moi! Ayant un déficit d’attention avec hyperactivité non traité à l’époque, j’avais déjà un orthopédagogue en 3e année du primaire puisque je ne comprenais rien en mathématique, une matière nécessitant de la concentration, chose que je n’avais pas.

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Qu’est-ce qu’un trouble d’apprentissage?

Qu’est-ce qu’un trouble d’apprentissage?

Parce qu’ils sont des handicaps invisibles, les troubles d’apprentissage peuvent parfois être interprétés comme de la paresse ou un manque de motivation. Ne diminuant en rien l’intelligence d’une personne, les troubles d’apprentissage sont causés par un déséquilibre des fonctions cognitives et peuvent être reliés à la perception (visuelle et auditive), à la mémoire (à court et à long terme), au langage, à la lecture, à l’orthographe, à l’arithmétique, à la motricité (fine et globale), au traitement de l’information et aux fonctions exécutives. Les troubles d’apprentissage peuvent être innés ou acquis, après un dommage cérébral par exemple, et on estime qu’environ 10 à 15 % de la population, soit 1 Québécois sur 20, serait atteint de ces troubles. Il importe d’être en mesure de les détecter en bas âge, car ceux-ci auront des répercussions majeures sur le développement de la personne tout au long de sa vie… Plus tôt ils seront traités et meilleure sera la vie de la personne puisqu’elle pourra développer des techniques lui permettant d’avoir un mode de vie presque normal. Nous vous avons dressé la liste des troubles d’apprentissage les plus fréquents ainsi que des moyens pour vous de les dépister chez vos proches.

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) :

Plus communément appelé déficit d’attention, le TDAH est un trouble neurologique entraînant des difficultés à se concentrer. Avec ou sans hyperactivité,  l’entièreté des personnes atteintes ne parviennent pas à prêter attention aux détails. Elles rencontrent des difficultés dans la réalisation de travaux scolaires, dans les activités sportives et de loisir, au travail ou dans d’autres activités. Dans 50 à 65 % des cas, le trouble se prolonge à l’âge adulte et les principaux symptômes du TDAH touchent majoritairement ces aspects : la concentration, l’hyperactivité (activité excessive) et l’impulsivité (agir avant de réfléchir aux conséquences).

Les trois principales catégories de symptômes sont les suivantes :

  • Inattention : difficulté à se concentrer ou à demeurer concentré dans une tâche ou une activité.
  • Hyperactivité-impulsivité : activité et impulsivité excessives.
  • Combiné : combinaison de problèmes de concentration et d’une activité/impulsivité excessive.

Les personnes atteintes d’un TDAH sont en contrepartie des personnes très imaginatives et créatives pouvant réaliser de grandes choses. Elles n’ont pas peur de valser d’une idée à l’autre et c’est ce qui fait d’elles des personnes ayant beaucoup de potentiel. Elles ont cependant une tendance plus élevée que la moyenne à avoir une estime personnelle instable causée par l’impulsivité des pensées et des actions. Plusieurs traitements s’offrent à elles ainsi que des exercices pour renforcer leur développement personnel. L’institut Douglas offre plusieurs services pour les gens atteints d’un TDAH.

La dyslexie, un autre trouble d'apprentissage 

Il s’agit d’un trouble persistant de l’acquisition et de l’automatisation de la lecture. Ce problème touche la rapidité et la précision de lecture. Il engendre donc souvent une lecture incomplète qui nuit grandement à la compréhension. Ces atteintes s’accompagnent toujours de difficultés en écriture, correspondant souvent à un trouble de l’écriture (dysorthographie), qui peuvent rendre très ardu le cheminement scolaire de ces jeunes partout où la lecture et l’écriture sont sollicitées (français, mais aussi mathématiques, sciences, histoire, etc.).

Il faut savoir que les enfants qui présentent ce trouble ont malgré tout de grandes forces cognitives sur lesquelles ils peuvent s’appuyer afin de développer des stratégies de travail pour compenser leurs lacunes.

Voici quelques symptômes pouvant découler d’un trouble de dyslexie :  

  • Prend beaucoup de temps à accomplir toutes les tâches scolaires qui demandent de lire et/ou d’écrire.
  • Peut avoir des difficultés de compréhension en lecture si toute l’énergie est mise au « décodage ».
  • Produit de courts textes pour éviter la correction de l’orthographe.
  • Choisis des mots à l’orthographe connue (vocabulaire restreint).
  • Évite les tâches de lecture et d’écriture.
  • A besoin d’oraliser sa lecture (lire à voix haute) ou, à l’inverse, refuse systématiquement de le faire.
  • Faible performance en anglais (lecture et écriture).
  • Généralisation des difficultés dès que la lecture et l’écriture sont sollicitées de façon importante dans le parcours scolaire.
  • Faible estime de soi.

La dysorthographie, un trouble d'apprentissage 

C’est un trouble spécifique de l’orthographe qui accompagne souvent la dyslexie. Le dysfonctionnement cognitif à la base des deux troubles est probablement commun. Dans la dysorthographie, l’orthographe des mots est très carencée.

La dysphasie est un trouble primaire du langage qui s’exprime par des difficultés variables  enfreignant le fonctionnement du langage. La diversité de ses manifestations rend complexes ses causes. Nous avons tenté de vous énumérer quelques facteurs pouvant vous permettre de comprendre et de déceler ce trouble chez un enfant ou un proche.

(Noter que cette liste n’est pas exhaustive.)

Au niveau réceptif (compréhension du langage) :

  • La compréhension du vocabulaire est restreinte.
  • Les mots abstraits lui sont difficiles à comprendre.
  • L’enfant ne comprend ni ne différencie tous les mots questions (par exemple : où, quand, comment, pourquoi, etc.).
  • Il a de la difficulté à comprendre les énoncés longs et complexes.
  • Les messages sont souvent compris au pied de la lettre (sans nuance).

Ces manifestations peuvent souvent nous laisser croire que l’enfant est inattentif.

Au niveau expressif (expression du langage) :

  • L’utilisation et l’organisation des sons peuvent être inadéquates à l’intérieur des mots.
  • L’enfant souffre d’un manque lexical (difficulté à trouver le mot exact).
  • Il surutilise les mots de remplissage (p. ex. : chose, affaire, truc, etc.).
  • Sa construction de phrases est atypique (p. ex. : utilisation du verbe avant le sujet).
  • L’enfant présente plusieurs hésitations/pauses dans son discours.
  • Il a de la difficulté à définir un concept ou une idée verbalement.
  • Il utilise mal ou omet les mots de liaison.

Troubles d’apprentissage moins connus

La dyscalculie est un trouble du langage peu réputé, mais qui existe bel et bien. Elle est du même acabit que la dyslexie, à la seule différence que celle-ci concerne les lettres et les mots, alors que la dyscalculie, comme l’indique clairement son nom, touche les nombres et les chiffres. Le trouble dyscalculique désigne l’incapacité pour une personne à acquérir et à maîtriser tout ce qui touche aux chiffres, aux calculs et aux valeurs numériques.

Trouble des fonctions exécutives: les fonctions exécutives sont des fonctions très importantes liées à la gestion de la personne. Les fonctions exécutives peuvent être la seule faiblesse d’une personne. Si elles sont gravement atteintes, cette personne devra être gérée et/ou soutenue par les autres tout au long de sa vie. Les difficultés touchant les fonctions exécutives peuvent se retrouver à quatre niveaux :

1- Formuler un but : ces personnes ne font que ce qu’on leur dit de faire et après, elles arrêtent. Elle sont incapables de prendre des initiatives.

2- Planifier : ces personnes sont incapables de faire un plan.

3- Mener à bien une activité : ces personnes ont de la difficulté à commencer une activité et/ou elles font des persévérations, c’est-à-dire qu’elles entreprennent des activités répétitives et ont des schèmes de pensée rigides (p. ex. elles font une erreur et la répètent sans cesse sans être capables de modifier leur action ou pensée pour ne pas la répéter. On explique souvent le manque de souplesse en comparant les personnes souples à une voiture qui modifie son chemin au besoin, alors que les personnes rigides se conduisent davantage comme des trains qui ne peuvent modifier leur trajectoire même si l’environnement demande qu’elles s’adaptent. La souplesse mentale est aussi importante pour passer d’une activité à une autre.

4- Être efficace : Voir ses erreurs et les corriger.

Si vous pensez connaître un proche affichant certains symptômes discutés dans cet article, notez bien qu’il est très important d’aller consulter un médecin le plus tôt possible. Les troubles d’apprentissage pris en charge très tôt permettent à la personne de développer des moyens substituts pour contrer ses troubles et mieux fonctionner dans la société.

Auriez-vous aussi des conseils à partager à nos lecteurs?  Si oui, n’hésitez pas à laisser vos commentaire.

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Georges St-Pierre lance un défi à Steve Bégin : Communiqué de presse

Georges St-Pierre lance un défi à Steve Bégin : Communiqué de presse

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate
Georges St-Pierre lance un défi à Steve Bégin : Finis ton secondaire sur ton cellulaire !

Lancement officiel de ChallengeU Plateforme techno-motivante 100% en ligne pour obtenir son diplôme d’études secondaires (DES)

Montréal, 9 février 2017 –
À quelques jours des Journées de la persévérance scolaire qui se tiendront du 13 au 17 février prochains, c’est en présence des ambassadeurs Georges St-Pierre et Steve Bégin qu’a eu lieu ce matin le lancement officiel de la toute nouvelle plateforme ChallengeU.

ChallengeU stimule le retour aux études des jeunes de plus de 16 ans qui ont besoin d’apprendre autrement. La plateforme permet de terminer gratuitement ses études secondaires en ligne, aucune présence en classe n’étant requise. Pour motiver les élèves, les cours sont présentés comme un jeu vidéo où l’on doit compléter des missions et réussir les exercices pour accéder aux prochains niveaux. Suite à la réussite de leurs cours sur ChallengeU, les élèves sont prêts à faire les examens du Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur (MEES) pour obtenir leur diplôme d’études secondaires. Les commissions scolaires partenaires assurent l’accompagnement des élèves tout au long de leur parcours.

« Cette plateforme s’inscrit comme un outil exceptionnel pour ceux et celles qui, pour des raisons diverses, n’ont pas terminé leur secondaire et qui désirent se donner une nouvelle chance de réussir dans la vie» mentionne Mme Michèle Fortin, Présidente du Conseil d’administration de Diplômatiqc.

Georges St-Pierre lance un défi à Steve Bégin
La légende des arts martiaux mixtes Georges St-Pierre a mis au défi son ami Steve Bégin, ancien joueur des Canadiens de Montréal, de terminer son secondaire avec ChallengeU. « Nous avons tous des parcours différents qui sont le résultat d’une suite de choix. À l’époque, j’ai dû faire des choix afin de poursuivre ma carrière dans la LNH. Aujourd’hui, l’approche ChallengeU me permet l’impensable : retourner à l’école et finir mon secondaire », a déclaré Steve Bégin.

ChallengeU combine à merveille toutes les possibilités humaines et numériques d’un apprentissage individualisé où chaque étudiant progresse à son rythme sur l’appareil de son choix (cellulaire, tablette, ordinateur), peu importe où il se trouve. 2/… -2- Avec ChallengeU, les enseignants des commissions scolaires partenaires peuvent suivre à distance la progression de chaque élève. De plus, ils peuvent adapter en temps réel les activités d’apprentissage en fonction de leurs besoins.

« J’ai toujours cru à l’importance de l’éducation. Aujourd’hui, je lance un défi à tout le Québec : challengez vos proches à terminer leur secondaire. C’est notre responsabilité à tous » a souligné M. Georges St-Pierre lors de la conférence de presse.

Pour amorcer votre retour à l’école, visitez www.challengeu.com/gsp et remplissez le formulaire d’inscription. Un conseiller en formation assigné par les commissions scolaires partenaires vous contactera afin d’établir votre profil de formation. Vous pourrez ainsi commencer vos cours rapidement, car avec ChallengeU votre réussite n’a pas de limite !

Essayez notre démonstration dès maintenant en textant le mot clé : demo au 514-900-3030

Source : ChallengeU Relations de presse : Christiane Hébert, Roy & Turner Communications chebert@roy-turner.com, 514.844-9678 poste 204

À propos de ChallengeU
Depuis 2011, ChallengeU, une entreprise 100% québécoise, développe une plateforme interactive de création et de partage d’activités d’apprentissage accessibles sur les mobiles, tablettes, ordinateurs et tableaux interactifs pour les enseignants du Québec. Jusqu’à maintenant, quelque 600 000 activités ont été partagées auprès de plus 140 000 élèves du secteur des jeunes (primaire et secondaire). En collaboration avec l’OBNL Diplômatiqc, ChallengeU lance aujourd’hui une solution complète de formation en ligne (en classe et à distance), conforme aux exigences des programmes du MEES (Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur), visant à augmenter les taux de diplomation en formation générale des adultes.

À propos de Diplômatiqc
Diplômatiqc est un organisme à but non lucratif, qui opère à titre d’agent de liaison entre les centres d’éducation aux adultes des commissions scolaires et ChallengeU. Diplômatiqc offre un accompagnement dans l’implantation des services de formation offerts par ChallengeU, incluant la formation des enseignants des centres d’éducation des adultes, l’accompagnement de la direction dans l’optimisation de ses ressources financières et le soutien administratif dans la gestion des dossiers des élèves et la déclaration de la clientèle par la commission scolaire.

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5 moyens de terminer son secondaire en 2017 

5 moyens de terminer son secondaire en 2017 

Retourner finir son secondaire : on pense souvent que les barrières sont difficiles à franchir lorsqu’on travaille à temps plein, qu’on a un loyer et des comptes à payer. On remet souvent à plus tard les études délaissées des années plus tôt et, finalement, on arrive à un âge où le salaire ne cadre plus avec ses perspectives d’avenir. 

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Les origines du décrochage scolaire au Québec

Les origines du décrochage scolaire au Québec

Malgré la baisse considérable qu’il connaît depuis quelques années, le taux de décrochage scolaire au Québec est encore bien présent dans notre société. Bon nombre de Québécois n’ont encore pas de diplôme, et certains peinent à se trouver un emploi qui puisse répondre à la hausse constante du coût de la vie.

En 2012-2013, près de 15,3 % de la population québécoise avait délaissé les bancs d’école pour des causes diverses. Les jeunes hommes seraient plus enclins à décrocher que les jeunes femmes, mais en général, celles-ci font un retour aux études plus tardivement, ce qui laisse supposer de leur part une aversion plus prononcée pour l’école. De plus, certains autres facteurs dominants comme l’âge, le milieu familial et l’adaptation de l’individu à son milieu social expliquent les taux d’abandon et, bien souvent, la propension à retourner aux études après une longue période de décrochage.

Pour mieux comprendre… Qui sont les décrocheurs?

Pour commencer, il y a deux familles de décrocheurs bien distinctes: les «exclus» et les «abandonneurs». Turbulents à l’école, mésadaptés, plus souvent en retenue qu’en classe, les exclus ont entretenu des rapports anarchistes avec le système scolaire. Révoltés et vivant une crise d’adolescence particulièrement aiguë, ils défient l’autorité afin d’expérimenter les limites. «Les exclus réagissent à leur décrochage cognitif par un rejet violent de l'école et, la situation devenant insupportable, ils décrochent» (E. Bautier, :"«Décrochage scolaire:, genèse et logique des parcours"», Enjeux, mars 2003).

Les abandonneurs, qui sont en fait majoritairement des abandonneuses, vivent quelques paradoxes similaires, mais ils ont décroché du système scolaire pour des raisons plus intrinsèques que des troubles de comportement. Leur abandon serait causé principalement par des facteurs psychologiques liés à l’environnement social et familial. Néanmoins, les abandonneurs quittent l’école un peu plus tard, soit au deuxième cycle du secondaire, et leur rendement scolaire est meilleur que celui des exclus.

Y a t-il une différence entre le décrochage à 13 ans et à 16 ans?

De fait, le milieu sociodémographique a souvent une influence sur le décrochage précoce. Ainsi, les jeunes vivant dans un milieu de décrocheurs sont prédisposés à abandonner rapidement l’école. Cet effet boomerang est particulièrement flagrant dans les petits villages isolés et les réserves autochtones. La plupart d’entre-eux ne retournent jamais sur les bancs d’école: la pente est trop raide à remonter, et leur milieu n’est guère propice à la réussite. "Dans certaines régions éloignées plus d’une personne sur cinq n’a pas de diplôme d’études secondaires"(source : PRÉCA).

Les influences sociales et le milieu familial

Nous savons tous qu’au Québec, il est illégal pour un parent de laisser son enfant arrêter de fréquenter l’école avant l’âge de 16 ans. Pourtant, bien que le décrochage ait lieu le plus souvent au deuxième cycle du secondaire, 3 décrocheurs sur 10 quittent l’école en 3e secondaire. Une proportion moindre décroche dès la 1re ou 2e secondaire, voire dès la 6e année du primaire.

Beaucoup d’études confirment que bien souvent, les enfants ayant décroché au début de l’adolescence sont issus d’un milieu défavorisé et que la nonchalance de certains parents à l’égard de leurs préados les a empêchés de déceler des troubles d’apprentissage qui auraient souvent nécessité une intervention psychiatrique. Le sentiment d’impuissance vécu par la jeune personne face cette situation qui échappe à son contrôle la pousse à se refouler ou, au contraire, à se révolter, ouvrant la porte à des problèmes de comportement. Il faut noter que dans 6 cas sur 10, le dysfonctionnement du milieu familial est la principale cause de l’apparition de troubles du comportement chez un enfant.

Chez les adolescents de 15 ou 16 ans, les influences sociales jouent un rôle de premier plan. Bien que ces influences affectent aussi les plus jeunes, la crise identitaire d’une adolescente ou d’un adolescent en phase de maturité l’amène souvent à s’identifier à un groupe de pairs ayant des points communs avec elle et une idéologie similaire. En effet, il n’est pas rare de voir que le cercle social d’un décrocheur est composé de gens comme lui. Dans cette perspective, le milieu de vie, l’autorité, l’éducation parentale et le besoin d’appartenance influenceraient la décision du jeune d’abandonner ses cours.

N.B. Dans les milieux défavorisés, les décrocheurs fondent des familles à un très jeune âge, ce qui alourdit d’autant la tâche de réinsertion scolaire…

Des métiers plus payants pour les hommes ...

Les filles sont moins nombreuses que les garçons à décrocher de l’école (moins de 11.9 % contre près de 18.9 %), mais leurs perspectives d’avenir sans diplôme sont nettement plus défavorables. En effet, une grande partie des emplois manuels offrant un salaire convenable nécessitent une grande force physique. C’est pourquoi les hommes ont tendance à retourner plus rapidement aux études pour se spécialiser dans un domaine pertinent pour l’emploi qu’ils occupent présentement, tandis qu’une jeune femme risque d’errer un peu plus longtemps avant de trouver sa voie, puisqu’à court terme, les seuls emplois bien rémunérés qui s’offrent à elle sont les métiers à pourboire en milieu urbain.

Une autre cause fréquente du décrochage féminin a trait aux problèmes familiaux et à la facilité qu’ont les filles à fuir leurs difficultés en quittant la maison, ce qu’elles font généralement plus tôt que les garçons. Ainsi, le coût de la vie étant trop élevé pour qu’elles puissent songer à retourner aux études, les situations à risques se multiplient, et la naissance d’un enfant a pour effet de prolonger leur processus de remise en question. En revanche, il est prouvé que les femmes sont plus persévérantes lorsqu’elles retournent aux études et qu’elles achèvent généralement leur scolarité en une seule fois, alors que les hommes ont tendance à n’y arriver qu’après plusieurs tentatives...

Les conséquences économiques du décrochage scolaire

Les coûts et pertes découlant du décrochage scolaire en font un phénomène très dispendieux pour l’État. Rien qu’au Québec, on parle de 1,9 milliard de dollars par an! Ainsi, la faible scolarisation est comparable à un entonnoir inévitable qui amène toute la société à puiser dans son portefeuille beaucoup plus qu’on pourrait le croire.

En effet, les décrocheurs gagnent des salaires moins élevés que la moyenne, donc ils versent moins d’impôts à l’État et courent un risque accru d’avoir recours à l’aide sociale ou à l’assurance emploi et, surtout, de contribuer à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Également, nous savons tous que le fait de vivre sous le seuil de la pauvreté augmente considérablement les risques de dépression, de malnutrition et de toxicomanie, ce qui accroît d’autant la prédisposition aux maladies et réduit l’espérance de vie des personnes touchées. Les décrocheurs aux prises avec des problèmes de toxicomanie sont à l’origine de la majorité des activités illicites répertoriées au Québec. De fait, 63 % des personnes en milieu carcéral n’ont pas de diplôme d’études secondaires.

«Il est coûteux, le décrochage scolaire», rappelle le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires.

Enfin, le manque de scolarisation affecte grandement les milieux communautaires et sociaux, puisque les décrocheurs s’impliquent moins dans la société, font rarement du bénévolat et n’ont pas la notion de collectivité. Le taux de participation aux élections illustre bien ce phénomène: 48% des décrocheurs scolaires ne votent pas, 84 % des universitaires votent, ce qui laisse supposer un désintérêt pour tout ce qui concerne l’ensemble de la société. C’est pour cela qu’il importe de prendre conscience de cette réalité, de démontrer à vos pairs la place essentielle de l’éducation dans notre société et, surtout, d’encourager la persévérance scolaire, parce que l’école, C’EST IMPORTANT!

​Nous aimerions avoir votre avis sur le sujet, n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

Sources:

PRÉCA

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