7 raisons qui peuvent te faire échouer un examen

Ça y est, enfin le moment de passer ton examen! On ne doute pas que tu as bien étudié, mais as-tu pensé aux autres facteurs de risque d’échec? On te parle aujourd’hui de 7 raisons autres que le manque de connaissances qui pourraient te faire couler ton examen. Ne t’inquiètes pas, on te donne évidemment des pistes de solutions. Tu pourras ainsi mieux te préparer pour mettre toutes les chances de ton côté!

1- Le stress

Vivre un trop-plein de stress, ce n’est pas juste une sensation désagréable. Pour notre corps, c’est un véritable tsunami qui emporte tout sur son passage! Car oui il y a du bon stress, celui qui nous stimule. Mais passé un certain niveau, le stress nous fait perdre nos moyens. Alors, si tu as étudié, mais devant l’examen tu as l’impression de tout oublier et de ne rien comprendre… le problème est sûrement dû au stress et certainement pas à tes capacités!
Tout ça est lié au cortisol, cette hormone produite par le corps quand on vit du stress,­­ et un haut niveau de cortisol mène à des performances pas très glorieuses. Ça affecte la mémoire et la concentration. Et même qu’à long terme, trop de stress mènerait à une perte d’efficacité du cerveau. Bref, c’est un vrai problème que tu dois apprendre à gérer!
Notre astuce­­:
Pour t’aider à faire descendre le stress, prends un moment pour fermer les yeux, respire profondément et remémore-toi un bon souvenir ou un moment où tu as réussi quelque chose. Essaie de bien te concentrer sur le sentiment de bonheur et de fierté. Le but? Te détendre! C’est plus gagnant que de laisser le stress gruger tout ton temps!

2- Des techniques d’étude pas très efficaces

Il y a des techniques d’étude qui marchent mieux que d’autres. Par exemple, essayer de tout apprendre la veille d’un examen ne fonctionne pas très bien. L’information n’aura pas eu le temps de bien s’imprimer dans ton cerveau.
Nos astuces­­:
  • Te planifier un horaire d’étude qui inclut des pauses. On conseille fortement de faire 25 minutes de travail, suivi de 5 minutes de repos et de prendre 15 minutes de pause toutes les heures.
  • Te créer un environnement de travail approprié, être confortable, dans un endroit pas trop bruyant et bien éclairé.
  • Étudie les notions avec lesquelles tu as de la difficulté et contente-toi de réviser ce que tu connais bien avant d’aller te coucher. Le cerveau va gérer l’information pendant que tu dors, on t’explique cela au point suivant.
  • Varie tes techniques d’étude pour essayer de solliciter tous tes sens. Lis à voix haute, retranscris tes notes avec des éléments visuels, essaie les “mind maps”, etc.

3- Un sommeil insuffisant

Bien dormir et en quantité suffisante, c’est un élément vraiment important. Après une nuit courte, même si tu as l’impression que tu es correct, ce n’est pas totalement vrai. Un simple 2 heures en moins peut faire une grosse différence sur ta performance en examen!
En fait, plusieurs scientifiques ont prouvé que le manque de sommeil nuit à la concentration, à l’apprentissage et à la mémorisation. Pourquoi? Parce que des nuits courtes bouleversent une tonne d’hormones dans ton corps! Entre autres le cortisol, l’hormone du stress dont on te parlait plus tôt. Si tu manques de sommeil, ton niveau de cortisol augmente. Ça explique pourquoi on est irritable, nerveux et distrait après une mauvaise nuit!
D’autres recherches ont aussi prouvé que le cerveau «se nettoie» pendant qu’on dort. Selon les experts, la nuit permettrait de trier l’information apprise pendant la journée sans qu’on en soit conscient. Le cerveau garderait ce qu’il doit retenir et «effacerait» ce qui ne sert à rien. Bref, c’est comme si on révisait le sujet dans notre tête pendant le sommeil!

4- La procrastination

Ah, la tendance populaire à reporter au lendemain ou à se laisser distraire par n’importe quoi… Oui, quand tu consultes ton Facebook ou quand tu vas faire une petite commission au lieu d’étudier, c’est de la procrastination!
La procrastination est un mécanisme naturel, tout le monde en fait l’expérience un jour ou l’autre, ça n’a rien à voir avec un TDA/H ou le fait d’être paresseux ou “moins bon”.
Nos astuces anti-procrastination­­:
  • Avant tout, t’avouer que tu as tendance à procrastiner
  • Avoir un endroit qui t’aide à te concentrer
  • Faire une liste de tes tâches divisées en petites actions faciles à faire
  • Commencer par ce qui prend 2 minutes ou moins et ce qui est urgent
  • Te planifier une récompense pour quand tu auras fini
Pour en connaître plus, regarde cette conférence qui explique très bien le phénomène ou consulte le site de l’Université Laval pour des pistes de solutions.

5- L’anxiété de performance

Tu connais sûrement l’anxiété, mais as-tu déjà entendu parler de l’anxiété de performance? Pour certains, dont plusieurs étudiants, la tension augmente dangereusement dans des moments clés­­: quand une performance est attendue et qu’il y a un risque d’échec. Ça inclut les examens, mais aussi toutes les situations où la personne pourrait se sentir jugée!
Et soyons clairs­­: cette anxiété dépasse largement le stress normal avant un examen. Par exemple, la personne devient trop perfectionniste ou connaît des symptômes intenses, comme des crises de panique. Parfois, elle évite tout simplement les nouveaux projets par peur de ne pas réussir. Pour elle, l’échec doit être évité à tout prix… au risque d’y laisser sa santé ou son épanouissement futur.
Pour bien comprendre, on t’invite à lire ce texte des psychologues de l’Université de Montréal. Tu te reconnais? On te suggère d’aller chercher du soutien, tu peux en discuter avec ton professeur ou consulter un psychologue spécialisé.

6- Un événement traumatisant

Des fois, dans la vie, il y a de mauvais timings. Vivre une peine d’amour ou avoir un accident d’auto quelques jours avant un examen, ça arrive. Comme l’explique ce blogue, les émotions négatives influencent notre cerveau. Tout est déstabilisé et l’on en paie le prix de plusieurs façons :
  • La production de cortisol (encore lui!) augmente, avec des effets sur le stress, la qualité du sommeil et le système immunitaire.
  • Quand on est triste, le cerveau entre en mode hyperactif. La douleur, les souvenirs qui remontent… Tout ça allume près de 70 zones en même temps! C’est donc normal si tu te sens épuisé et que tu as du mal à te concentrer sur les études.
  • Notre cerveau produit aussi moins de sérotonine dans ces moments-là. On observe la même chose chez les gens qui vivent une dépression. Alors, si tu te sens moins motivé quand tu souffres, tu sais maintenant pourquoi.
  • Heureusement, on peut aussi favoriser la production de substances positives dans le cerveau. En te permettant de pleurer ou en faisant du sport, tu produiras des endorphines. Tu te sentiras rapidement moins anxieux et plus libéré!

7- La surcharge de travail ou d’activités

Tu dois t’occuper de ta famille, de ton travail, de ton couple, de tes amis, de tes études, etc. Mais attention, on a tous des limites et il ne faut pas brûler la chandelle par les deux bouts!
Car même si on pense être en contrôle, être en surcharge fragilise notre équilibre. C’est encore plus vrai lors d’une période stressante, comme avant un examen. Il suffit alors d’une petite difficulté ou d’un imprévu pour tout faire basculer. Et là, BOUM! L’épuisement arrive. Dans ces moments-là, notre cerveau devient moins efficace­­­: difficile de se concentrer, de mémoriser et même de réfléchir. Évidemment, dans cet état, c’est presque impossible d’obtenir un bon résultat à l’examen!
Pour éviter l’épuisement et reconnaître les signaux d’alarme, on t’invite à consulter ce dossier très complet préparé par l’Université Laval.

Conclusion

Finalement, réussir un examen, ça passe surtout par une meilleure connaissance de soi. Oui, c’est un peu cliché, mais c’est vrai! Car quand tu te connais bien, tu sais plus vite où ça bloque et tu gères mieux la situation. Surtout, ça t’évite de penser que tu n’es pas à la hauteur!

Et en terminant, rappelle-toi que­­:

  • Utiliser des trucs et des ressources te permettra de gérer ton stress ou ton anxiété de performance.
  • Quand tu vis un gros deuil ou un événement traumatisant, tu dois stimuler tes endorphines.
  • Ton corps est moins performant quand tu repousses tes limites, même si tu ne ressens pas la fatigue.
  • Ton cerveau va toujours vouloir procrastiner, mais tu peux parvenir à le dompter!
Le plus important à retenir est que si tu ne te sens pas prêt à passer ton examen, discutes-en avec ton enseignant. Tu peux toujours le reporter ou faire des exercices supplémentaires pour te redonner confiance.